La peine de mort est le pire des actes qui peut affecter l'intégrité physique d’un être humain et constitue une atteinte inacceptable à la dignité humaine dans toute société qui attache de la valeur à la vie. Malheureusement, l'humanité n'a pas encore réussi à s’entendre sur une position de rejet radical de la peine de mort, et reste divisée sur cette question.

Organisation Syrienne des droits de l’Homme - SAWASIAH
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne
(Article 3 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme)
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
(Article 19 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme)
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé
(Article 9 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme)
Communiqué
La peine de mort est le pire des actes qui peut affecter l'intégrité physique d’un être humain et constitue une atteinte inacceptable à la dignité humaine dans toute société qui attache de la valeur à la vie. Malheureusement, l'humanité n'a pas encore réussi à s’entendre sur une position de rejet radical de la peine de mort, et reste divisée sur cette question.
Il est évident que la peine de mort est une peine de vengeance, définitive et irréversible, ayant pour but et effet de créer des souffrances et de mettre un terme la vie d’une personne. L’abolition de la peine de mort est la seule garantie permettant d’éviter des erreurs judiciaires irréversibles.
L’abolition de la peine de mort nous obligerait à repenser les politiques pénales sur la base de valeurs morales humanistes, pour remplacer cette sanction par un ensemble de mesures disciplinaires et d’accompagnement, propres à favoriser à terme la réinsertion des condamnés dans la société.
La lutte contre un crime, même s’il est terrible, via le recours à la peine de mort, repose sur des bases intellectuelles et idéologiques primitives, car cet acte sanglant vise principalement à générer la peur comme élément de dissuasion au sein de la population. Il a été à cet égard prouvé qu’en pratique, la peine de mort ne joue pas de rôle dissuasif efficace contre la criminalité, puisqu’une fois privé de la vie, le criminel est rapidement oublié.
Baser une politique pénale sur la préservation de la vie et le respect de l'intégrité physique de chaque être humain, même criminel, revient à respecter les droits humains et le sentiment d’espoir en protégeant la possibilité d’un retour du criminel au sein de la société, ce qui est un objectif noble.
L’Organisation syrienne des droits de l’Homme Sawasyah exprime sa grande tristesse à l’égard des milliers de Syriens qui ont perdu la vie dans des circonstances contraires aux dispositions de la loi ces derniers mois. Notre organisation estime que le respect du droit à la vie est en rapport étroit avec la légitimité des Etats eux-mêmes.
Un régime politique fondé sur des bases coercitives et violentes cherche nécessairement à se débarrasser de ses opposants politiques, et n’hésite pas utiliser le système judiciaire comme instrument d’une domination politique fondée sur la liquidation physique des individus. Ces pratiques sont à l’exact opposé d’un régime politique légitime, stable et civilisé, fondé sur les bases de la libre volonté du peuple, dans lequel le droit à la vie est respecté et préservé.
A l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, l’Organisation syrienne des droits de l'Homme Sawasyah rappelle qu’elle appuie et soutient tous les efforts visant à interdire la pratique de la peine de mort. Elle soutient également les efforts visant à mettre fin aux traitements dégradants et à la torture dans les prisons, alors même les organisations syriennes, régionales et internationales de défense des droits humains ont largement documenté ce type d’actes en Syrie pendant les sept derniers mois.
Le Conseil d'administration
10/10/2011


